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Une boule de neige en été

Posted in Culture, Istanbul, livres, Turquie, and Voyages

Last updated on 10 septembre 2019

Tous les économistes vous le diront : les effets d’engrenage sont incroyablement puissants. Et souvent inattendus. Et parfois hors de tout contrôle.

Et voici comment la parution de mon premier roman est directement responsable du commencement d’écriture du prochain livre.

Le premier ouvrage, Soleil gris, a suscité et suscite encore chaque jour d’incroyables réactions. Pour être honnête, je ne m’y attendais absolument pas. Je n’avais même pas osé en rêver.

Dans la catégorie surprises :

  • la générosité de plusieurs personnes qui ont accepté le rôle difficile de beta-lecteurs (le livre est alors encore en attente de remaniements, il reste des fautes à corriger, la présentation laisse à désirer et j’en passe)
  • le cadeau d’une couverture originale et magnifique
  • les (pré)commandes spontanées qui réchauffent le coeur
  • les lecteurs qui ont aimé (évidemment, moi, ce livre, je l’aime, mais c’est tout un univers qui existe dans ma tête, et je ne suis pas du tout sûre d’avoir réussi à lui rendre justice, encore moins de l’avoir montré clairement, et mes personnages, ils sont merveilleux, mais comme tout le monde, ils ont leurs défauts, ai-je réussi à les faire aimer comme ils le méritent?)
  • un élan de solidarité qui s’est centré autour du livre, pour le faire connaitre ou reconnaître
  • plusieurs personnes m’ont ouvert leur carnet d’adresse et ont partagé de précieux conseils ou idées (pourquoi réinventer la roue à chaque fois?)
  • la magie du lien que cela (re)crée, car parfois la distance géographique et temporelle a des effets  indésirables, et grâce au livre, des liens ont été renoués, que je croyais perdus
  • la confiance que me témoignent tous les professionnels que j’ai approché jusqu’ici pour organiser des séances de dédicaces
  • et finalement, ma propre réaction, la confiance et l’assurance que cela donne, d’aller au bout d’un projet, de tenir l’objet créé entre ses mains, de repousser ses limites en allant rencontrer libraires et lecteurs

Tout cela n’a pas de prix. Maintenant je sais ce que cela représente, d’efforts, d’endurance et de persévérance, d’écrire, mettre en page, éditer et publier un livre. De la sueur mais heureusement, pas de larmes, plutôt de grands sourires et quelques éclats de rire. C’est un peu fou, un peu démesuré.

Mais pour en revenir aux thèmes économiques, je pense maintenant aux effets d’échelle: c’est toujours la première fois qui demande le plus d’efforts. Alors, depuis plus d’une semaine, cela me trottait dans la tête. Et si j’utilisais tout ce que je viens d’apprendre pour écrire un second livre ? Ce serait certainement plus facile ? Et puis, cet univers que j’ai imaginé à partir des rapports du GIEC, il existe maintenant, avec ses évènements, sa chronologie, ce serait dommage de le renvoyer dans les limbes d’un futur non écrit.

Alors comme ça, sans crier gare, dans la canicule de l’été espagnol, un livre a fait boule de neige, et d’une histoire en a jailli une autre. Ce n’est pas une suite, le personnages de Soleil gris réclament un peu de repos, et le droit de vivre leurs vies sans témoin, au moins pour l’instant. On change de décor, mais l’époque reste. On conserve le principe du climate fiction, et on continue à observer, à bonne distance, les conséquences sur quelques jeunes humains d’après-demain, des choix d’hier et aujourd’hui.

Demain la chimère, roman à paraître en 2020 (ou en 2021, si vraiment ce que j’ai appris n’est pas grand chose au regard de ce qu’il reste à apprendre).

One Comment

  1. michele daunis
    michele daunis

    mais c’est évident,tu te dois de continuer sur ce chemin ,trop envie de te lire à nouveau;j’y ai trouvé tant de vérités dans ta fiction….Et tu ecris (entre autre)page 240 de « soleil gris »: »….on ne peut pas contrarier sa nature,on peut seulement organiser sa vie pour satisfaire au mieux ses besoins et ses envies…… »bon ,quelques heures d’un trajet blablacar ne suffisent pas à te connaitre vraiment ,Gwen ,mais il me semble te re-connaitre entre ses(tes)lignes .;alors je compte sur toi pour « ORGANISER « au mieux kenavo Michèle

    8 juillet 2019
    |Reply

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