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Des mammouths à la guerre des roses

Posted in Angleterre, archéologie, chateaux, Flore et nature, fourgon aménagé, Pays de Galles, Royaume-Uni, and Voyages

Last updated on 31 octobre 2023

Dans la même journée explorer l’un des châteaux de la guerre des Roses, admirer la pierre d’Arthur et écouter le chant du mammouth ?
Ça y est, c’est le Royaume-Uni, pas de doute.
Levée aux aurores pour m’éloigner un peu plus de Plymouth où le ferry nous a déchargés, le cha(t)mion, Zeus et moi, telle une baleine ouvrant grand sa gueule, nous avons repris l’autoroute vers Exeter après une nuit de repos.
Objectif de la journée : remonter vers le nord, tel un saumon. Sur l’itinéraire pressenti, un mégalithe au nom tout droit sorti de la légende des chevaliers de la table ronde ferait une halte bienvenue. En avant donc, direction Arthur’s stone.

Des châteaux de légende

Le Devon fait place au Pays de Galles, quand soudain une merveilleuse ruine de château, presque trop belle pour être vraie, se dessine derrière un rideau de pluie. Changement de direction, pour quelques heures d’exploration, des cuisines aux douves, du grand escalier aux celliers, du pont-levis au sommet de la grande tour. Une merveille que ce château de Raglan qui a vécu la guerre des Roses, incroyable époque dont s’est inspiré Game of Thrones.

Les petites routes? Ah oui, tout à fait charmantes et bucoliques, ces petites routes galloises bordées de haies plus hautes que le fourgon. On se croirait dans la Comté de Tolkien, toutes ces collines, les champs de fleurs, les vieux arbres, des toits de chaume ornés de croisillons.
Toutefois, quand on essaie de croiser une voiture alors que la route elle-même est à peine plus large qu’une piste cyclable, dans une côte bien pentue, et que chaque protagoniste est lui-même suivi par un autre véhicule, cela devient, comment dire ? Une espèce de casse-tête niveau 5 à résoudre sans même pouvoir découper un trou dans la haie à grands coups de sécateur.
Disons que c’est un bon entraînement pour l’Ecosse qui, parait-il, est bien pire en terme de routes étroites. Heureusement que nous avons commencé par l’autoroute, puis par une 2 fois 2 voies, ensuite une simple route bien large, et finalement ces chemins bien délimités par la végétation.

Terres arthuriennes

Une fois le château et ses environs bien arpentés, cap de nouveau sur la pierre d’Arthur, tel un trésor bien caché au centre d’un labyrinthe. Des archéologues y sont en pleine fouille, ici tout ce qu’on savait a été démonté, mais de nouvelles recherches aideront peut-être à mieux comprendre ce cairn / allée couverte / site d’inhumations ultérieures.

Les époques se superposent, du néolithique à l’âge de bronze. Des tracés se découvrent, des entrées ont été scellées. On ne trouve étrangement pas d’alignement des astres à observer, mais des sommets voisins seraient visibles, en rasant quelques bois voisins. Un joli mystère, complexe, qui se résoudra peut-être à coups de pinceaux et de tamisage de la terre. Des voitures ne cessent d’affluer, sans doute en raison des fouilles en cours.
Retour sur les routes minuscules, toujours vers le nord.

La conduite à gauche ? Trop facile. Sauf quand j’ai fait demi-tour cet après-midi et que, par réflexe, je suis repartie du mauvais côté, à peine le temps de me reprendre. Bon, à part cette fois-là, cela semble bien naturel. Pour ne rien arranger, il pleut sans discontinuer et sur le sol se forment de longues mares qui menacent de tout inonder. Je me réjouis alors d’avoir offert au cha(t)mion des pneus neufs quatre saisons, avec le pressentiment qui’ils vont se révéler utiles, d’autant plus que je croise une voiture encastrée dans la haie suite à une sortie de route.

Et squelettes de mammouths

Il est donc temps de songer à se poser pour la nuit, sans attendre qu’il ne soit trop tard. Quelques pistes doivent être abandonnées, et finalement je jette mon dévolu sur le parking d’un centre de découverte. Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il y a à découvrir, c’est donc l’aventure dans toute sa splendeur. Arrivée sur place, une promesse de mammouth, de prairies et de spécialités locales ravivent mon enthousiasme. Il est trop tard pour ne pas avoir à choisir, aussi j’opte bien entendu pour le mammouth laineux.

Enfin, plus exactement la réplique du squelette vieux de 14 000 ans, découvert dans le Shropshire en 1986. Exposition fascinante à travers les âges, où je découvre avec effarement qu’un mammouth est plus grand et long que le cha(t)mion. Je pourrais donc vivre dans un mammouth avec mon chat, en théorie. En pratique, je vois bien la difficulté, mais tout de même, cela donne à réfléchir.

Dire que cela ne fait pas encore 24 heures que j’ai posé mes roues sur le sol britannique…
Cela promet !

Pour suivre ce voyage sur la carte, cliquez sur voyage été 2023 : deuxième tronçon, sites B C et D.

© Gwen Caillet 2023 – Tous droits réservés.

2 Comments

  1. Guichard
    Guichard

    Miss Gwen, tes pérégrinations me séduisent toujours autant !

    Évoquer la légende du Roi Arthur accélère les battements de mon cœur car mes ancêtres s’agitent dans les tiroirs de ma mémoire.

    Actuellement je lis un roman qui se déroule à Paimpont où la forêt de Broceliande est un personnage important.

    Que tu évoques les mammouths, les bisons ou Zeus….chaque espèce mérite d’être citée afin de ne pas tomber dans l’oubli.

    Vivement que le cha(t)mion dévore de nouveaux kilomètres : bonne route à vous 3.

    30 juillet 2023
    |Reply
    • Merci Estelle,
      Bientot un article sur les animaux rencontres en chemin.
      Des hardes de cerfs, des ecureuils roux, des oiseaux de proie, le hasard me gate …
      Bon week-end !

      5 août 2023
      |Reply

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