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La tête dans les nuages …

Posted in fourgon aménagé, and Voyages

Trois mois déjà que je conduis le fourgon sur les routes, grandes et petites. Bords de mer et franchissement de montagnes, plein soleil ou tempête de neige, de bonnes expériences et autant de beaux paysages.
C’est bien assez pour avoir pris l’habitude de virages plus larges, d’une vitesse plus réduite, d’un confort de conduite très agréable.
Ce n’est pas assez toutefois pour qu’il soit aménagé, loin s’en faut.
Certains jours la tâche parait impossible. Il faut penser à tout, analyser, comprendre, anticiper. De quoi avoir envie de baisser les bras, de quoi se sentir minuscule face à un tel projet.
Pourtant, il suffit de se rappeler que tout commence par un premier pas, que même un projet aux multiples facettes comme celui-ci peut être décomposé en différents pôles, puis en tâches de plus en plus petites, jusqu’à devenir réalisables.

D’abord, la phase nettoyage. Enlever tous les revêtements existants (et toutes les vis à têtes rouillées récalcitrantes), nettoyer sols, parois et plafonds à l’alcool, traiter à l’antirouille par mesure de précaution, repeindre pour partir sur une base saine. Jusque là, tout va bien.

fourgon vide et propre

Ensuite, en théorie on isole. Mais en pratique, avant d’isoler, il faut passer tous les câbles et les tuyaux dans les espaces prévus pour. Donc en fait, il faut savoir déjà quels appareils seront installés, où, avec quelle puissance, connaître l’agencement intérieur de l’espace et comprendre le fonctionnement des systèmes. Idéalement, il vaut mieux avoir déjà les appareils en question, pour éviter ensuite une erreur de dimensionnement. Bref, pour commencer à se retrousser les manches, il faut avoir déjà tout fini dans sa tête ou sur le papier, et avoir entassé un joyeux bazar dans le garage ou la chambre d’amis.

Quand on a compris ça, il n’y a plus qu’à dérouler le fil, naviguer à travers les multiples choix, prendre des avis adaptés et gérer son mal de crâne.

la maquette en carton

Comme la visualisation n’est pas mon fort, j’ai commencé par faire une maquette, 1/10ème, en carton, qui me sert de point de référence. Ensuite je suis allée voir un fourgon aménagé ou deux, histoire de comprendre un peu mieux ce qui est possible. On ne sait pas ce qu’on ne sait pas jusqu’à ce qu’on le sache. Il faut faire avec ! Comme je n’arrivais pas bien à comprendre comment organiser mon coin cuisine, j’ai repris la technique du carton une nouvelle fois, cette fois en grandeur réelle. Il y a donc un monstre dans mon salon, avec des petites boites dans les grandes boites. Mais quand même, ça aide.

Et puis finalement, je me suis lancée dans la partie électricité. Pareil, un petit bout après l’autre, et en fin de compte, mon schéma électrique est dessiné, j’ai compris comment ça fonctionne, révisé la physique du lycée, ses puissance, intensité, unités et autres dimensions de câbles, fusibles et autres plaisanteries. J’aurais sans doute pu payer quelqu’un pour le faire, mais je continuerais alors à vivre dans un artistique brouillard magique. Très confortable, jusqu’à ce qu’une panne survienne. Là, au moins, en cas de pépin, je saurai sans doute – peut-être? – au moins identifier l’origine du problème dans le circuit.

le scéma électrique du fourgon

Bref, il ne me reste plus qu’a faire la même chose pour le circuit d’eau, choisir encore quelques régulateurs, convertisseurs, disjoncteurs, chauffe-eau, passer les dernières commandes, finir mon chef d’oeuvre de cuisine en cartons …

Et alors je serai enfin prête à passer aux choses sérieuses. Passer câbles électriques, tuyaux, isoler… Comment ça, je ne suis pas sortie de l’auberge? Quand je vous dis que j’ai presque fini !

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