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Les grands environs d’Istanbul

Posted in Turquie, and Voyages

Last updated on 1 juillet 2019

Louer une voiture comme pour une fuite. La route s’éloigne sans doute de l’hiver, de la routine. Essayons.
Autoroute, échangeurs, stations services, comme partout. Des tours d’habitations, neuves, modernes, rassemblées en bouquet autour d’une piscine et de quelques commerces, des entrées gardées jour et nuit, barrières et codes. Sécurité et normes antisismiques. Entre deux de ces cités de luxe, des baraques temporaires qui durent, faites de bric et de broc. Contrastes.

A droite en contrebas très vite la Mer de Marmara. Ici ce n’est pas un rêve. La ville tentaculaire étend un de ses bras pour étreindre sa Mer du Sud. Usines de ciment, ports de marchandises et autres grues sont loin de l’idéal de petits villages blanchis accrochés à flanc de colline et surplombant les eaux turquoises. Industrie. La ville d’Izmit, tristement célèbre pour les dégâts humains et matériels du tremblement de terre de 1999 (plus de 30 000 morts), porte encore des cicatrices, cités de préfabriqués – relogement d’urgence oblige.

Plus au Sud, la petite ville de Sapanca attend l’été au bord de son lac. Quelques pédalos en forme de dauphins (les animaux adorés entre tous dans la région) prennent l’air tandis que flânent les citadins sur la promenade du bord de mer. Rien de bien sauvage mais le charme tranquille de la cité estivale encore endormie à la fin de l’hiver. Rien de remarquable avant les reflets du coucher de soleil sur le rivage. Alors tout se transforme en illustration pour conte de fées.

Canal de marbre à Iznik
Canal d’eaux usées tout de marbre

Allons encore plus au Sud, malgré l’obscurité gagnante et les panneaux routiers aussi clairs qu’un rébus complexe. Des deux cotés de la route qui serpente, des montagnes et une occasionnelle rivière. Encore quelques dizaines de kilomètres avant d’entrer dans Iznik par une large porte dans le massif mur d’enceinte.

Ce n’est autre que l’antique Nicée chargée d’histoire. Les murs et la géographie en parlent encore, sans même compter les ruines du théâtre. Là encore un lac, mais quel lac ! A l’horizon lointain il est fermé par de hautes montagnes, plus près de la ville il se pare de hauts roseaux dorés et d’une multitude de poules d’eau. Les champs qui bordent la ville sont plantés d’oliviers à perte de vue. Dépaysement et beauté, nature et aménagements piétonniers arborés.

Dans le soleil du matin après une nuit passée dans le motel face au lac, le décor est enchanteur et ravissant. Passage obligé par les boutiques de cette faïence qui a rendu la ville célèbre en son temps, puis, dans une boulimie d’ailleurs, c’est reparti pour la Mer de Marmara et plus au Nord la Mer Noire.

15 avril 2006

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