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Petit lac, petit paradis

Posted in Canada, Québec, and Voyages

Last updated on 17 juin 2019

Dans la série Il y a tout juste 10 ans – Archive Québec, 10 août 2009.

Le paradis sur terre est au Québec (et ailleurs, mais c’est une autre histoire). Plus précisément, dans le Saguenay, au bord du Petit Lac Saint Germain.

Un joli chalet au bord de l’eau, un écrin de verdure, les pelouses et les jardins autour des chalets, des arbres et la forêt partout ailleurs. Et le lac, plutôt grand, impassible sous la pluie et le vent, fidèle reflet toujours de ce qui se passe au-delà de ses eaux. Chaque maison dispose de sa petite annexe, garage ou autre, et bien sûr d’une remise à bateau, ou les embarcations passent la belle saison la coque au frais, et la saison froide suspendues entre les poutres par des poulies. Ces hangars sont des greniers à trésors pour qui aime s’aventurer sur l’eau, remplis de barques, planches à voile, bateaux à moteur, kayaks, pédalos, des armoires de gilets de sauvetage, et bien sûr l’indispensable frigo pour tenir bien au froid les nécessaires réserves de bières.

Dans le confort du chalet, tout est prévu pour tenir un siège ou une période prolongée de pluie, des jeux de société aux étagères de livres, de films, et l’on passe des heures à regarder le ciel se vider, tranquillement à l’abri dans la tourelle panoramique, s’apercevant à peine des trombes d’eau qui viennent remplir le lac.

Au petit matin, des nappes de brouillard sont accrochées aux collines, et le lac est immobile, retenant la moindre esquisse de vague de venir troubler le parfait miroir.
Sur son banc de sable un hydravion jaune est échoué comme un albatros sur terre. Tout est figé, comme une image de livre d’aventurier du Nouveau Monde.

Sur la pelouse, lorsque le soleil est de sortie, une couleuvre rayée aux élégantes rayures jaunes sur le cou se prélasse enroulée sur elle-même. Un colibri brun fend les airs de son vrombissement si caractéristique.

Sortir tour à tour chaque esquif au grand dam des araignées au pied peu lacustre, éprouver son habileté avec diverses sortes de rames, manquer basculer dans l’eau, rire comme un écho dans le silence, revenir sale et fatigué et heureux pour un repas, sans jamais quitter le lac des yeux.

Quoi, déjà il faut repartir ? J’aurais cru qu’ici le temps était immobile, et sans prévenir il a filé bien trop vite.

Mais certainement, il y aura d’autres lacs, d’autres rivières, d’autres fjords, d’autres fleuves, à découvrir en souriant.

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