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Gengis Khan

Posted in Culture, Istanbul, Musée, Turquie, and Voyages

Last updated on 8 septembre 2019

Gengis Khan, Genghis Khan en anglais ou Cengis Han en turc. Un grand homme. Mongol. Stratège de génie et créateur d’empire.

Une exposition actuellement à Istanbul, au magnifique musée Sabancı. Ancienne demeure princière, haut sur la rive européenne du Bosphore, le musée en lui-même vaut amplement le détour.

Et l’exposition mérite à elle seule un voyage a Istanbul. Accueilli d’emblée par un bruit de cavalcade dans la steppe, marchant au milieu de photographies de troupeaux de ces petits chevaux robustes qui sont à l’origine de l’incroyable aventure qu’a été l’épopée mongole, on commence le voyage. Voyage dans le temps, sur les traces de ce peuple de nomades conquérants. Sur les traces aussi de leurs alliés qui sont devenus le peuple turc.

Tout de suite un choc, cette pièce d’étoffe brodée de plus de 2000 ans, sur laquelle dragons en furie attaquent yacks et taureaux.

En face, l’incroyable, l’impossible devenu réalité. La pierre de Bilge, sur laquelle a été gravé le premier texte connu en langue turque, est face à moi (du moins une reproduction). Sous mes yeux les runes, transcrites en caractères romains dans la forme originelle de la langue puis en turc et en anglais. C’est imposant, drôle, émouvant tout à la fois. Un roi pleure son frère.

Jamais je n’aurais pensé voir cette pierre, jamais je n’aurais pensé lire sous les runes mêmes ce texte des origines. Le monde est plein de sacré. Une chance.

Plus loin des statuettes, statues, menus objets et parures de cérémonies. Bronze et or, pierre taillée, linges brodés. Une culture se dévoile, esthétique, raffinée.

Les siècles défilent en bon ordre et apparaît Temoudjin, ultérieurement Gengis Khan. Cette exposition survient 800 ans après la création de son empire.

Merveilles et cartes des territoires conquis se succèdent. Alphabets et religions défilent. La culture mongole n’en finit pas de se mélanger, d’assimiler, d’être assimilée, et le résultat est proprement stupéfiant. Des faïences de type chinois aux statuettes de divinités d’apparence indienne ou tibétaine, en passant par de magnifiques calligraphies, on ne peut qu’écarquiller les yeux.

Et dites-moi, qui donc étaient les barbares aux XIIIème et XIVèmes siècles ?

Ah, bien sûr il y avait aussi les armes et les armures, les costumes imposants. Sur un écran une reconstitution de bataille, la prise d’une ville. La stratégie est éblouissante d’intelligence. Et si les mongols avaient décidé de préparer leurs victoires par une terrifiante réputation ?

20 janvier 2007

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