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Un hiver en été : le cha(t)mion en Andalousie

Posted in Animaux, Espagne, fourgon aménagé, and Voyages

Last updated on 1 novembre 2023

Le 22 décembre 2021, le cha(t)mion, équipé de son chat, bien évidemment, du chauffeur dudit chat, de quelques provisions et de beaucoup d’enthousiasme, a repris la route, direction le sud de l’Espagne.
Le 22 mars 2022, retour au bercail, de merveilleux souvenirs rangés bien au chaud, un joli stock de paysages de bords de mer, de belles rencontres, et un rythme de vie beaucoup plus nonchalant qu’à l’accoutumée.
En résumé, nous avons passé l’hiver en été, découvrant en fourgon les petites routes de l’Andalousie. Voici venu le temps de partager un peu cette bulle loin des folies du monde.

Une saison en Andalousie

Une saison de bonheur, trois mois entiers de découverte, d’exploration, de lent voyage le long des côtes espagnoles.
Nous ne nous sommes pas attardés dans l’intérieur des terres, bien trop froid considérant que le chauffage n’est pas encore installé. Cette exploration-là se fera une autre fois, car une chose est sûre, autant qu’on peut l’être : il y aura d’autres fois.


Alors direction la côte, autour de Cartagène pour commencer, déjà la Méditerranée. Presque tout le voyage consiste en une trajectoire d’abord du nord vers le sud, ensuite de l’est vers l’ouest. Ce n’est qu’à la fin du voyage, parvenus au Portugal, que nous avons finalement fait demi-tour, mais cela fera l’objet d’un autre récit.

Donc bien vite les rivages de la mer Méditerranée, où un caprice de la météo nous a permis d’emblée de profiter d’un agréable moment de chaleur, de longues baignades et des premières journées de plage. Déjà de magnifiques rencontres, de longues promenades le long des falaises, descendant dans chaque crique, explorant, encore et toujours, les grottes creusées à même le rocher, quelques ruines dont le délabrement fait soupirer de soulagement, à l’idée que cette superbe côte sauvage aurait pû être défigurée aussi, comme d’autres.

Lente promenade le long de la Méditerranée

Passée la période des fêtes, laissés derrière nous quelques petits paradis, attirés par la promesse d’autres edens à découvrir, nous avons laissé libre court à la joie d’aller toujours plus loin, aller voir ce qui se cache derrière ce prochain virage. Certaines zones se sont révélées un peu décevantes, mais toujours une petite surprise donne un mérite à chaque endroit.
Toujours plus loin.
Certains endroits parfaits pour le chat, d’autre pour la conductrice, certains rapidement fuis pour cause de manque de réseaux, d’abondance de chiens, ou encore de bruits incessants. Il suffit en général de bouger durant quelques minutes, et un nouvel emplacement nous comble.

Bien entendu le voyage a comporté de ces petits moments de découragement. Toujours des soucis avec le système d’eau, un jour le voyant des freins s’est allumé, inquiétante fausse alerte. Un autre, un morceau de dent m’a faussé compagnie. Puis un chien trop énervé a poussé Zeus à se réfugier tout en haut d’un arbre, bien entendu à la tombée de la nuit.
Mais tout est bien qui finit bien, de petits miracles finissent par se produire, et j’ai toujours aimé grimper aux arbres, de toute façon.

Chacun son paradis, bienvenue à Cadix !

Passé Tarifa, je suis tombée sous le charme incroyable de ce bout de côte, jusqu’à Cadix, et une bonne moitié du séjour s’est passée là, dans les villages ou errent les troupeaux de vaches, d’ânes et de chevaux en liberté, à marcher dans le sable, les pieds dans l’eau, à me baigner autant que possible, à regarder la dune et à laisser passer les journées.

J’oublie évidemment de mentionner les ruines romaines, les fous rires et les nuits sous la lune et les étoiles. Je ne parlerai pas du vent, de peur de le réveiller, ni de la période de pluies qui a fini par me chasser de la côte, ni de l’attaque des moustiques dans un petit port. C’est que tout contribue à l’équilibre : la solitude donne toute sa valeur à une bonne compagnie et le soleil est bien plus chaud après un bon orage.

Finalement, le sens des réalités, ou un certain fatalisme nous a conduits à rentrer à Huesca. Le retour à la ville, farandole de rendez-vous, de médecins en vétérinaires, du garage aux papiers de l’homologation à préparer… Vivre de nouveau dans un appartement; les premières nuits sans boussole, impossible de savoir où nous sommes garés – oh, la chambre, Huesca ? Reprendre ses marques, se reposer autrement. Surtout, il s’agit de prendre un nouvel élan, pour mieux rebondir, ou, plus précisément, pour mieux reprendre la route.
Certaines des dernières journées, avant la tempête, étaient déjà presque trop chaudes pour laisser Zeus enfermé dans le fourgon lors de mes promenades. Alors bientôt les montagnes, et l’intérieur des terres. Pourquoi pas remonter vers le nord aux beaux jours ?

Rêver de repartir, déjà !

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